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la région du sahel le drapeau Burkinabe
Un groupe de femmes sous un arbre

Le mot Sahel vient de l’arabe et signifie en ‘’bordure où à l’orée du ‘’désert et désigne la bande de terre aride qui traverse l’Afrique et qui part de la Mauritanie et du Sénégal à l’ouest à la Somalie à l’est. L’eau est une denrée très précieuse dans le Sahel à cause d’une pluviométrie très faible et pas assez régulière. La région est confrontée à une grave dégradation des sols due à l’érosion et à une désertification croissante.

Le Sahel ne dispose que de très peu de ressources naturelles et la sécheresse est la caractéristique principale de la vie dans cette région. L’instinct de survie a amené les gens pendant des siècles et des siècles à mettre en place des stratégies pour pallier l’âpreté du climat et l’aridité des sols mais ces dernières années pour des raisons économiques, ces stratégies ont été occultées et les gens ont plutôt mis l’accent sur les cultures de rente telles que les arachides, le karité et le sésame. Le Sahel a connu une période de sécheresses et de famine sans précédent dans les années 70et 80, la production céréalière a été nulle et des dizaines de milliers de personnes en sont mortes.

Certaines essences d’arbres ont été valorisées et conservées au Sahel parce qu’elles représentent une importante source d’alimentation et sont utilisées dans le cadre de la médecine traditionnelle. Les fruits, les écorces et les feuilles de ces arbres sont souvent très efficaces et peuvent aider à sauver des vies surtout pendant l’année au cours de laquelle ces arbres n’ont pas donné des fruits. Les populations du Sahel accordent une très grande importance au karité car on peut obtenir du beurre ou de l’huile à partir de ses noix. L’intérêt que les Européens ou les Japonais portent sur le karité s’explique par le fait que le beurre de karité rentre dans la composition de biens de produits cosmétiques . Le savon en est un exemple éloquent. Au niveau local, les populations utilisent le beurre de karité pour leur cuisine et pour soigner des plaies. Quand au tamarinier, ses fruits sont utilisés dans la fabrication de jus ou de boissons sucrées destinées à la consommation locale et à l’exportation. Parmi tous ces arbres, c’est le baobab qui est le plus prisé. C’est un arbre qui pousse un peu partout dans les villages. On utilise l’écorce pour ses fibres et elle a des propriétés médicinales ; ses feuilles sont utilisées comme légumes pour la préparation de la sauce et la pulpe de ses fruits pour faire de la bouillie et pour donner une bonne saveur aux boissons.

Crédits photo: Crispin Hughes/Oxfam