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Enfants Burkinabe

De jeunes Burkinabé révèlent leurs espoirs et leurs rêves pour l'avenir.

Youssouf 11 ans, du village de Siguin voussé:

‘’Moi je voudrais que les gens cessent de tuer les animaux, les oiseaux et de détruire leur habitat en coupant les arbres. J’aime beaucoup les animaux sauvages surtout les oiseaux ; les oiseaux qui ont un plumage brillant comme les calaos. Ils font beaucoup de bruit et on les entend quand ils sont à côté. Les animaux aussi sont des êtres vivants ; ils respirent l’air comme nous. Nous devons donc les protéger’’.

Rodrigue entre 10 et 11 ans, du Village Artistique des Enfants du Théâtre, Ouagadougou:

‘’Quand je serai plus grand je voudrais travailler dans une banque et rester moi-même, c’est à dire continuer à jouer au djembé comme je le fais maintenant. Je ne pense pas à l’argent quand je joue. Au cours du passage à l’an 2000, nous serons en congé et je passerai tout mon temps à jouer au djembé. J’espère que des amis viendront d’Europe durant cette période et nous jouerons ensemble’’.

Bintou 17 ans, du Village Artistique des Enfants du Théâtre, Ouagadougou:

‘’A mon avis, la vie est plus simple en Europe qu’ici. C’est vraiment difficile ici. En Europe un enfant peut aller chez son ami pour une où même deux semaines et une fille qui a 17 ans ou 18 ans comme moi peut aller habiter avec son petit ami. Ici on ne tolère pas cela. Pour moi 20 ans est l’âge idéal pour se marier. Je souhaite avoir un mari compréhensif qui sait prendre soin des enfants. Je souhaiterais aussi être dans une situation qui me permette d’aider mes parents’’.

Assita 24 ans, Ouagadougou:

‘’Je n’ai jamais quitté le Burkina. Quand j’étais jeune, l’Europe représentait pour moi le paradis où l’on pouvait tout obtenir en cliquant simplement du doigt. Mais je sais maintenant que la vie n’est pas si facile que ça en Europe ; et dans bien de domaines il n’y a pas une grande différence avec la vie d’ici. Partout dans le monde on trouvera des gens seuls et malheureux. Néanmoins je souhaiterais aller un jour en Europe pour voir comment les gens vivent’’.

Gaston 16 ans, Ouagadougou:

"Partout à la radio comme à la télé on entend parler de guerre dans les pays africains et même dans des pays voisins. Jusqu’à présent au Burkina nous ne connaissons pas ce phénomène ; je souhaite qu’il y ait toujours la paix dans mon pays’’.

Zénabou 10 ans, du village de Nida, Burkina Faso:

‘’Si j’ai la possibilité de poursuivre mes études, je souhaiterais devenir enseignante. En tout cas mes parents m’ont rassuré que je pourrai poursuivre mes études. Dans mon pays, il n’y a pas assez d’enseignants ni d’écoles. Et les écoles sont souvent situées très loin des villages ce qui fait que nous devons beaucoup marcher. Si je deviens enseignante, j’aiderai d’autres élèves aussi à devenir enseignants. Je souhaiterais aussi savoir comment utiliser un appareil photo’’.

 

Aziz entre 12 et 13 ans du village de Pô, Burkina Faso:

‘’Beaucoup de touristes de France, d’Allemagne, du Ghana et même d’Angleterre viennent ici. Beaucoup d’entre eux ne parlent pas français. Ces gens aiment venir ici parce qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent ; ils peuvent aller dans les villages voir les décorations faites sur les maisons, les calebasses et la poterie ; ils peuvent aussi voir des animaux surtout des éléphants. Il n’y a pas d’éléphants en Europe parce qu’il fait très froid là-bas. La vie d’ici est très différente de la vie en Europe. Les Français aiment beaucoup le vélo et leurs coureurs sont plus rapides que nos coureurs. Je sais aussi qu’en Europe les gens ne cultivent pas le sol avec la daba comme nous. Après mes études je souhaiterais être enseignant car c’est un métier qui me plaît beaucoup. Nos maîtres à l’école sont très gentils avec nous mais si tu ne connais pas tes leçons ils te punissent où ils te frappent ; moi si je suis maître je ne vais pas frapper mes élèves’’.

 


Crédits photos: Crispin Hughes/Oxfam