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Une
exposition permanente des objets fabriqués du commerce
d'esclave, au château-fort de Cape Coast
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En 1471,
les Portugais atterrissaient sur les côtes ghanéennes à la recherche
de l'or, qu'ils ont trouvé d'ailleurs en abondance. Vers la
fin du 17è siècle, la Grande-Bretagne rejoignit les Portugais
et autres puissances européennes dans la bataille pour les multiples
ressources ghanéennes. Mais au lieu de traiter seulement de
l'or, les Britanniques décidèrent de se lancer dans une affaire
beaucoup plus lucrative qu'est le commerce d'esclave.
Un commerce
d'esclaves existait en Afrique bien longtemps avant que les
Européens ou les Américains arrivent mais les esclaves étaient
des captifs de guerres inter-tribales et relativement peu nombreux.
Le commerce transatlantique d'esclaves se fit à une échelle
sans précédant, il fut rapidement bien organisé, et eut un effet
dévastateur sur la société africaine. On estime qu'entre 12
et 20 millions d'Africains furent transportés outre-Atlantique
entre la fin du 17è siècle et le début du 19è siècle. Les esclaves
étaient soumis à un voyage de cinq semaines dans des conditions
tellement difficiles et sans hygiène qu'il n'était pas inhabituel
qu'un bateau perde la moitié de ses esclaves au cours du transit.
Le commerce
d'esclaves du Ghana se poursuivit sans faille tout au long du
18è siècle, mais vers la fin de ce siècle, le lobbying anti-esclavagiste
devenait puissant en Europe. En 1804, le Danemark abolit le
commerce d'esclaves, il est suivit en 1807 par la Grande-Bretagne,
les Etats-Unis en 1808, la Hollande, la France, le Portugal
et l'Espagne entre 1814 et 1817.
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