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Les Ashanti sont reconnus pour leur "Kente", habit traditionnel fait à la main. Parmi les autres métiers traditionnels on peut citer la sculpture du bois, les figures en cuivre la bijouterie en or, le tissage de panier, et la fabrication de tambour. Les villageois en général se spécialisent dans un métier particulier et les talents sont transmis de génération en génération. Beaucoup des marchés locaux ont disparu, comme cela s'est passé partout dans le monde et les talents traditionnels sont en train de s'adapter à la création d'articles pour le tourisme et les marchés d'exportation.
l'étoffe en Kente
L'étoffe en Kente est propre au Ghana et est largement utilisée pour les cérémonies coutumières, les mariages, les cérémonies de baptême et bien d'autres commémorations. Le Kente est fait à la main avec de longues fines lambeaux d'environ 14 cm de largeur et 11 m de long.
L'habit est plein de couleurs, étant donné que les tisserands utilisent une variété de couleurs à la fois, donnant ainsi des modèles triangulaires, hexagonaux et des formes géométriques. Le centre même de tissage du Kente est le village de Bonwire tout près de Koumassi. Selon ce qu'on raconte, plus d'une centaine d'années de cela, deux frères étaient partis dans la brousse et avaient trouvé une araignée qui tissait sa toile. Quand ces deux frères revinrent au village, ils eurent l'idée de faire une sorte d'habit du même modèle que celui de la toile de l'araignée.
Le tissage traditionnel est en général fait par des hommes, mais les femmes s'y mêlent en cousant les lambeaux et aussi dans la vente du produit fini. Le Kente peut être de tissage unique ou double, et est fait à base de coton, de soie, de rayon et de fils brillants. Le tissage double est très solide, plus épais et plus cher, et tous les tisserands de Kente sont capables de deux techniques de tissage.
la fabrication du tambour
La sculpture et le cannelage du djembé prend deux à trois jours.
Abukarie Mohammed pile les peaux fraîches dans un mortier pour les rendre molles. Elles sont ensuite trempées dans la cendre et l'eau durant toute une nuit, puis dans un mélange d'eau et d'écorce d'arbre ou de chaumes de maïs pour leur donner une variété de couleurs. Après cela, elles sont étalées au soleil pour séchage.
Il faut environ 15 minutes pour mesurer et faire les bagues en fer pour le tam-tam. Il y a trois bagues en fer sur chaque djembé, deux au niveau de la tête et une à la base.
Les peaux sont désinfectées avant d'être utilisées et ensuite trempées une fois de plus pour les rendre plus malléables et s'assurer qu'elles sont bien tendues. Les bagues en métal sont couvertes de cuire et ensuite vient la phase difficile qui est l'enfilement et l'attache des bagues.
L'attache d'un djembé s'achève par la détente et le raidissement des cordes en cuir.
C'est en jouant qu'on connaît la qualité du tambour. La fabrication de tambours au Ghana est un talent qui se transmet de génération en génération.
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Crédits photo
Penny Tweedie/Oxfam